Bien recevoir, ce n’est pas être (trop) généreux

À l’approche du temps des fêtes, Éduc’alcool publie un guide qui énonce les vraies règles de l’hospitalité :

Bien recevoir, ce n’est pas être (trop) généreux

Montréal, le 5 novembre 2012- Les Québécois sont des hôtes généreux. Leur réputation de gens qui savent recevoir est largement reconnue. Mais parfois, ce qu’ils croient être des règles de politesse et de générosité, comme s’assurer que les verres d’alcool sont systématiquement remplis, est en réalité un bien mauvais service qu’ils rendent à leurs invités.

Alors que la période des Fêtes approche à grands pas et que les occasions de recevoir se multiplient, Éduc’alcool publie « Savoir recevoir », un guide qui énonce les vraies règles de l’hospitalité. « Changer des habitudes bien enracinées, modifier ce qui est considéré comme des gestes d’accueil et de générosité n’est pas facile, loin de là. Il faut du temps pour changer les mentalités et implanter une nouvelle culture de réception et c’est à cela que s’attelle Éduc’alcool. C’est en effet essentiel pour améliorer encore plus la relation des Québécois à l’alcool », a déclaré le directeur général de l’organisme, Hubert Sacy.

Dans le Québec d’aujourd’hui, les règles de l’hospitalité et de l’accueil ne sont malheureusement pas les mêmes pour la nourriture et pour l’alcool. De fait, on ne voit jamais des hôtes proposer à leurs invités de leur servir une portion supplémentaire de nourriture avant même qu’ils n’aient terminé leur assiette. Alors, pourquoi considère-t-on trop souvent qu’il faille absolument remplir les verres à peine sont-ils entamés ?

Question de générosité, sans doute, mais erreur tout de même, car lorsqu’Éduc’alcool recommande aux femmes de ne pas dépasser deux verres et aux hommes, trois verres par jour, il faut leur permettre de les compter. Et un bon hôte facilite la chose à ses invités : « Attendez donc que vos invités aient vidé leurs verres avant de leur en proposer un autre », suggère l’organisme.

Par contre, il faut s’assurer que les verres d’eau, eux, soient toujours remplis. Il importe que l’on puisse se déshydrater de manière continue et il est grandement recommandé d’alterner un verre d’alcool avec un verre de boisson sans alcool ; idéalement de l’eau.

Souvent aussi, on insiste auprès des invités pour qu’ils « en reprennent ». Ils semblent apprécier ? On leur en offre davantage. Erreur grave en matière d’alcool. « Quand on nous dit que c’est assez, la politesse, c’est ne pas insister. Et quand on nous dit non, c’est non », de signaler Hubert Sacy.

Parmi les nombreux autres petits tuyaux que l’on retrouve dans « Savoir recevoir » :

  • Toujours prévoir des boissons non alcoolisées : il n’est pas absolument obligatoire de boire de l’alcool et c’est respecter ses invités que de leur proposer des boissons sans alcool.
  • Mettre des aliments à la disposition des invités de quoi manger, même à l’apéro : il n’est jamais bon de boire sur un estomac vide.
  • Prévoir des tables où déposer les verres : il est prouvé que plus on garde son verre en main, plus on boit.
  • Les hôtes eux-mêmes ne doivent pas trop boire : il est essentiel qu’ils restent en contrôle.
  • Il faut mesurer la quantité d’alcool que l’on verse dans les verres. Il y a une définition précise de ce qu’est un verre standard qui se retrouve dans le guide : on ne remplit jamais les verres à ras bord.

La publication d’Éduc’alcool, qui comporte une multitude de renseignements sur l’art de recevoir, signale clairement ce que sont des verres standards, précise le type de permis qu’il est nécessaire ou pas de demander pour des réceptions et démystifie enfin nombre de croyances erronées sur l’alcool.

Un film, amusant et léger, vulgarise les conseils aux hôtes que l’on retrouve dans la publication. On peut le visionner sur le site educalcool.qc.ca

« Savoir recevoir » est disponible gratuitement dans les succursales de la Société des alcools du Québec, sans frais en appelant au 1 888 ALCOOL1 ou en téléchargement à partir du site d’Éduc’alcool.

« Bref, pour les hôtes comme pour leurs invités, pour une réception réussie, la modération a bien meilleur goût », de conclure Hubert Sacy.