Conduite avec les facultés affaiblies : Éduc’alcool en faveur des tests d’haleine aléatoires pour renforcer le sentiment que la loi sera appliquée

Parce qu’ils renforcent le sentiment que l’on va se faire arrêter si l’on conduit avec les facultés affaiblies et qu’ils simplifient les procédures policières, Éduc’alcool appuie la demande du gouvernement du Québec de rendre légaux les tests d’haleine aléatoires (THA) en guise de mesure de prévention des accidents dus à l’abus d’alcool, de sécurité routière et pour l’amélioration du bilan routier. Telle est la conclusion d’une étude menée par l’organisme qui a choisi d’analyser l’ensemble des enjeux de cette mesure préconisée par le gouvernement du Québec.

De fait, le gouvernement québécois a demandé au gouvernement fédéral de rendre légale l’utilisation des tests d’haleine aléatoires, une mesure de dépistage automatique qui permet de demander à des conducteurs de se soumettre à un test effectué par la police, sans que celle-ci n’ait de raison de soupçonner la présence d’alcool dans leur organisme. Cette mesure diffère des tests d’haleine sélectifs qui ne permettent aux policiers de demander un test d’haleine aux conducteurs que s’ils les soupçonnent d’avoir une concentration d’alcool dans le sang supérieure à la limite légale.

Selon l’étude menée par Éduc’alcool, les THA ont contribué à améliorer le bilan routier dans les régions où ils ont été implantés. Certes, on ne peut isoler leur effet de celui des autres mesures qui ont été mises en œuvre simultanément. Certes aussi, le Québec et le Canada, sans ces tests, n’ont pas un bilan routier plus mauvais que certains pays où ils sont en vigueur. Mais au chapitre des accidents de la route où l’alcool est en jeu, le Canada fait piètre figure. Sous l’angle de la prévention, il faut donc avoir un préjugé favorable envers les tests aléatoires.

Bien qu’adoptée dans des dizaines de pays démocratiques, la mesure n’est pas anodine ; des défenseurs des droits et libertés, notamment le Barreau du Québec, l’ont critiquée.

Éduc’alcool n’est pas insensible aux arguments de ceux qui se demandent si les résultats obtenus justifient des restrictions aux droits et libertés des citoyens. Ces arguments ont notamment fait partie de l’analyse. Cependant, à la lumière de la vie des centaines de victimes qui, chaque année, sont blessées ou tuées par des conducteurs en état d’ébriété, Educ’alcool croit que plutôt que de se demander si les tests aléatoires briment les droits fondamentaux et les libertés individuelles, il faudrait évaluer s’ils favorisent le bien commun.

Éduc’alcool appuie toujours ses analyses sur des bases scientifiques rigoureuses. De plus, l’organisme a pris solidement position sur la conduite avec les facultés affaiblies en soutenant qu’avant de modifier le taux d’alcoolémie pour conduire, il faut accroître le sentiment que l’on va se faire prendre si l’on conduit avec les facultés affaiblies.

Pour un organisme de prévention et d’éducation tel Éduc’alcool, qui invoque depuis des années, comme priorité absolue en matière de conduite automobile, l’importance d’accroitre le sentiment que l’on va se faire prendre si l’on conduit en état d’ébriété et la simplification des opérations policières, le choix doit se faire en toute logique et en toute cohérence.

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