Éduc’alcool lance la plus vaste campagne de son histoire pour réduire la consommation excessive d’alcool

Montréal, le 9 janvier 2012 – C’est avec l’objectif de faire largement connaître les niveaux de consommation d’alcool à faible risque, vulgarisés par la formule « 2-3-4-0 », qu’Éduc’alcool lance aujourd’hui la plus vaste campagne d’information de son histoire afin de sensibiliser les Québécois à l’importance de ne pas dépasser les limites sécuritaires et pour tenter d’inverser la tendance à l’augmentation des épisodes de consommation excessive au Québec.

Bien que, dans l’ensemble, la très grande majorité des Québécois consomment de l’alcool de manière équilibrée, modérée et responsable, on constate une augmentation de la consommation abusive chez un nombre – limité mais réel – de buveurs. C’est pourquoi, en plus de continuer à promouvoir la modération, Éduc’alcool va désormais la quantifier.

Un comité national d’experts, dont faisait partie la conseillère scientifique d’Éduc’alcool, a élaboré les directives relatives à la consommation d’alcool à faible risque. Elles ont été révisées par trois sommités scientifiques de trois continents et endossées par un nombre impressionnant d’organismes publics et privés. Elles sont désormais LA référence.

Ces directives ne sont pas les mêmes pour les femmes et pour les hommes. Elles prennent autant en compte les problèmes à court terme que ceux qui pourraient surgir à long terme à la suite d’une consommation excessive.

Ainsi, les femmes qui souhaitent éviter les problèmes à long terme devraient limiter leur consommation à deux verres par jour et à 10 par semaine, alors que pour les hommes, ces limites sont respectivement de trois verres par jour et de 15 par semaine. C’est le 2-3 de la formule.

Il est vrai aussi que l’on peut, de temps à autre, consommer un peu plus. Ainsi, lors d’une occasion spéciale, les femmes pourraient prendre trois verres et les hommes quatre. À condition, bien sûr, que ces « occasions spéciales » ne reviennent pas trop souvent. C’est le 3-4 de la formule.

Enfin, pour éviter l’accoutumance, tant physique que psychologique, il est recommandé de s’abstenir totalement de consommer de l’alcool au moins un jour par semaine. Cela est représenté par le 0.

Les directives sont émises en fonction de ce qu’est un verre standard, ce qui correspond à :

  • Bière : verre de 340 ml (12 oz) à 5 % d’alcool
  • Vin : verre de 140 ml (5 oz) à 12 % d’alcool
  • Vin fortifié ou liqueur à base de malt : verre de 85 ml (3 oz) à 20 % d’alcool
  • Spiritueux : verre de 45 ml (1,5 once) à 40 % d’alcool
  • Cidre et boissons prémélangées : selon le pourcentage d’alcool indiqué sur la bouteille, qui varie de 2,5 à 20 % d’alcool.

Une campagne tous azimuts

Éduc’alcool a donc créé la marque « F2-H3 », un logotype dans lequel la tête de la femme est remplacé par le chiffre 2 et celle de l’homme par le chiffre 3 pour illustrer les limites quotidiennes de consommation.

La campagne de sensibilisation se déploiera dans une multitude de médias : télévision, cinéma, imprimés, web classique et viral.

De plus, des affiches seront déployées dans des bars partout au Québec, en salle, dans des toilettes (où les personnages de signalétique seront remplacés par ceux du logotype F2-H3) et sur les comptoirs.

Un vidéoclip de breakdance, sur une musique originale, a été créé pour rejoindre les plus jeunes par une campagne virale.

Enfin une publication complète sur les niveaux de consommation d’alcool à faible risque sera disponible gratuitement dans toutes les succursales de la SAQ, dans les hôpitaux et dans les CLSC. On pourra aussi la télécharger à partir du site d’Éduc’alcool (www.educalcool.qc.ca) qui a été entièrement remanié. On peut aussi la recevoir sans frais en la commandant au 1-888-ALCOOL1.

La dernière enquête d’Éduc’alcool a montré que 23 % des consommateurs ont déclaré boire plus de cinq verres par occasion au moins une fois par mois (7 % au moins une fois par semaine) et 10 % ont déclaré boire plus de huit verres par occasion au moins une fois par mois (3 % au moins une fois par semaine). Ce sont ces chiffres là que l’organisme veut faire baisser par sa campagne et par l’implantation d’une nouvelle norme sociale qui définit la modération par la formule 2-3-4-0.