Éduc’alcool veut réduire la tolérance à la surconsommation lors de la Fête nationale à Québec : Quand il y a abus d’alcool, c’est notre fierté qui en prend un coup..

Lors de notre Fête nationale, nous affirmons notre fierté comme nation. C’est l’occasion de célébrer ce qu’il y a de meilleur en nous, pas de faire étalage de ce qu’il y a de pire chez nous. Ne laissons pas ceux qui abusent de l’alcool gâcher la célébration de ce que nous sommes. Nous valons mieux que ça. Aussi, Éduc’alcool en appelle à réduire la tolérance sociale à l’abus d’alcool lors des célébrations de la Fête nationale à Québec.

Sous le thème « Quand on abuse de l’alcool, c’est notre fierté qui en prend un coup », Éduc’alcool lance une vaste campagne publicitaire, qui se déploie en affichage, à la radio et en imprimé pour dévaloriser la consommation abusive d’alcool et ses conséquences lors de la Fête nationale à Québec. L’organisme invite l’ensemble de la population de Québec, et en particulier les jeunes, à ne plus tolérer les abus, la violence et les débordements qui caractérisent de plus en plus la fête nationale dans la capitale.

Éduc’alcool est heureux de constater que la Ville de Québec et son service de police ont pris des mesures pour amener les fêtards à célébrer dans les lieux prévus à cette fin. Il faut vraiment que la consommation d’alcool sur la voie publique et les attroupements importants, notamment devant l’Assemblée nationale et sur Grande Allée, prennent fin, car ils viennent gâcher la fête de la grande majorité de la population et ils portent un rude coup à la réputation de la ville.

De fait, à Québec, la Fête nationale donne trop souvent lieu à de graves excès en matière de consommation d’alcool avec toutes les conséquences sociales que cela représente. La nouvelle s’est même répandue à la ronde et de nombreux jeunes viennent de partout « célébrer » dans la capitale, en faisant beaucoup d’excès.

On le sait, la soirée du 23 juin marque le temps entre l’année scolaire et le début des vacances estivales. Aussi, pour un trop grand nombre de jeunes, il est « normal » de consommer de manière excessive lors de cette fête. Beaucoup trop croient que tout est permis dans les rues de Québec lors de la Fête nationale. Nous ne devons plus tolérer de tels comportements et c’est surtout aux jeunes eux-mêmes d’y voir.

Les célébrations organisées sur le site officiel, les plaines d’Abraham, rassemblent des dizaines de milliers de personnes. Et, à l’extérieur du site, entre 10 000 et 20 000 fêtards, pour la plupart de moins de 21 ans, se regroupent traditionnellement dans quatre secteurs : le parc Montmorency, la place d’Youville, l’Assemblée nationale et la Grande Allée. On constate une dégradation progressive de la situation dans les fêtes hors site, causée notamment par la tolérance accrue à la consommation d’alcool sur la place publique et par les incivilités croissantes indicatrices de violences potentielles. Il est essentiel que cet esprit de célébration ne dégénère pas et ne vienne gâcher la bonne réputation de la capitale nationale.

Il faut implanter une nouvelle norme sociale qui réduirait le niveau de consommation d’alcool et qui dévaloriserait l’abus, pour que cette fête redevienne une occasion de fierté et de célébration à Québec, comme ailleurs. Nous devons le faire savoir à ceux qui transforment notre Fête nationale en une véritable honte nationale.