Le projet de loi 170 :
Une capitulation devant le lobby des restaurateurs au détriment de la sécurité routière et de la sécurité publique

Montréal, le 21 février 2018 – En ne rendant pas obligatoire pour tous les serveurs d’alcool de suivre une formation crédible et reconnue, un moyen efficace pour réduire la conduite avec les facultés affaiblies, le projet de loi 170 constitue un refus de tenir compte de la sécurité routière et de la sécurité publique. Le gouvernement a cédé au lobby des restaurateurs. «  C’est déplorable  », a déclaré aujourd’hui le directeur général d’Éduc’alcool Hubert Sacy.

«  Imposer aux seuls propriétaires ou directeurs des établissements licenciés, l’obligation de suivre «  un  » quelconque cours, c’est comme si on ne demandait qu’aux seuls propriétaires des entreprises de camionnage, mais pas aux chauffeurs, d’avoir un permis de conduire.

Ce projet de loi constitue un recul par rapport à celui qui avait été présenté il y a plusieurs années par le ministre Dutil, prédécesseur du ministre Coiteux à la Sécurité publique. Il prévoit même des exceptions à sa propre obligation pourtant déjà minimaliste. En outre, il ne permet pas de s’approcher des standards plus rigoureux établis dans les autres juridictions au Canada et dans la plupart des pays de l’OCDE.

Voilà 15 ans qu’Éduc’alcool insiste sur la nécessité de rendre obligatoire le cours Action Service donné par le propre Institut de tourisme et d’hôtellerie du Gouvernement du Québec. Voilà 11 ans que la Table québécoise sur la sécurité routière en a fait une recommandation. Voilà 7 ans que tous les partis politiques ont formellement appuyé cette demande. On aurait donc été en droit de s’attendre à ce que le projet de loi reflète cette réalité.

Force est de constater que le ministre de la Sécurité publique, M. Martin Coiteux, a cédé aux pressions d’une petite minorité de restaurateurs, qui mène un combat d’arrière-garde, au détriment de la sécurité routière et de l’ensemble de la population québécoise.