UNE DEMI-MESURE DÉCEVANTE ET INSUFFISANTE

Réaction d’Éduc’alcool à la proposition de règlement de Santé Canada sur les boissons alcoolisées sucrées :

Montréal, le 18 décembre 2018 – Le projet de règlement de Santé Canada sur les boissons alcoolisées sucrées, rendu public aujourd’hui après neuf mois de consultations, est décevant et ne va pas assez loin pour faire une réelle différence selon Éduc’alcool, dont aucune des recommandations, pourtant maintes fois réitérées et argumentées, n’a été prises en compte./p>

En effet, se contenter de limiter à 1,5 verres standard le contenu en alcool dans ces boissons trompeuses est, au mieux, une demi-mesure qui est insuffisante et qui ne règlera en rien les problèmes soulevés.

Éduc’alcool souhaite que les autorités fédérales aient plus d’écoute pour ses préoccupations en matière de prévention et de santé publique au cours des six semaines à venir, alors que Santé Canada a annoncé une nouvelle consultation jusqu’au 5 février prochain sur la base d’un règlement minimaliste et incomplet.

Pour l’organisme, limiter le contenu des cannettes de boissons alcoolisées sucrées à 1,5 verres plutôt qu’à un seul verre comme il le demandait, ne tient absolument pas compte du besoin de clarté qui s’impose lorsqu’il est question de boissons trompeuses qui camouflent le goût et l’effet de l’alcool. « Nous avons proposé qu’à défaut d’interdire complètement ces boissons hypocrites, on limite à un verre standard le contenu de ses cannettes. Ainsi, il y aurait un minimum de clarté et de simplicité pour les éventuels consommateurs, particulièrement les jeunes », a souligné le directeur général d’Éduc’alcool, M. Hubert Sacy.

Par ailleurs Éduc’alcool déplore que le règlement ne prévoie strictement rien sur l’emballage, le lettrage et l’étiquetage des boissons alcoolisées sucrées alors qu’il a revendiqué qu’ils devaient être clairement conçus pour viser une clientèle adulte. C’est difficilement compréhensible près d’un an après la mort d’Athena Gervais.

Alors qu’il a été amplement démontré que ce sont les jeunes qui sont visés par ces produits, l’absence de toute mesure constitue non seulement une déception, mais un véritable danger pour cette clientèle vulnérable, soutient Éduc’alcool.

Éduc’alcool poursuivra ses efforts pour sensibiliser Santé Canada à ses recommandations fort raisonnables avec l’espoir que d’ici le 5 février, l’organisme sera enfin entendu.