Alcool et lendemains de veille
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2. Les causes

J’ai soif …

La grande sensation de soif, ainsi que les douleurs musculaires et les maux de tête, provient de la déshydratation provoquée par la trop forte absorption d’alcool. En effet, les reins ne réabsorbent pas suffisamment d’eau des urines et le corps au complet élimine davantage d’eau qu’il en absorbe. L’expression gueule de bois ne viendrait-elle pas du fait que lorsque l’on est dans cet état, on a la bouche sèche comme du bois ?

J’ai mal au crâne …

Lorsqu’il est déshydraté, le corps va puiser de l’eau dans d’autres organes, dont le cerveau, qui s’atrophie. La taille des méninges – enveloppes protectrices entourant le cerveau – diminue, provoquant des maux de tête.

Tous mes muscles me font mal …

Sans eau, le corps est en manque d’électrolytes de façon importante, ce qui explique les crampes et les douleurs musculaires ressenties lors d’un lendemain de veille.

Je me sens vraiment malaaaade !

Il n’y a pas de hasard. Le foie est en panne. Et c’est lui qui transforme la majeure partie de l’alcool consommé, car une de ses remarquables caractéristiques est de produire du glucose. Il ne parvient plus à remplir cette fonction vitale.

Qui sont les plus vulnérables à l’hypoglycémie ?
  • Les très jeunes personnes :
    • minces;
    • ou à jeun depuis plus de 24 heures.
  • Les buveurs réguliers qui mangent peu ou pas.
Et puis, je suis si fatigué …

Si on se sent mal le lendemain d’une brosse, c’est aussi parce qu’on manque de sommeil. Car si l’alcool peut aider à tomber endormi, il modifie toutefois le cycle de sommeil.

3. Les facteurs de risque

Les autres produits contenus dans l’alcool et impuretés

Outre l’alcool, on peut retrouver dans des boissons alcooliques certains produits, comme le méthanol, l’histamine ou les polyphénols, qui expliqueraient la sévérité des symptômes du mal de bloc.

La vulnérabilité psychologique

Il semble que l’état psychosocial est significativement associé à la sévérité des symptômes rapportés par les buveurs. Plus les buveurs sont névrosés, plus ils se sentent coupables, fâchés, déprimés – ou plus ils vivent une situation difficile lors d’un épisode de consommation -, plus la sévérité des symptômes rapportés est prononcée.

Le tabac

Il y a une forte association entre la consommation épisodique d’alcool et la consommation occasionnelle de tabac. Bon nombre de fumeurs sociaux ou de fumeurs de fin de semaine développent une envie soudaine et aiguë d’une cigarette lorsqu’ils consomment de l’alcool de façon abusive. Fumer tout en consommant de l’alcool risque d’accentuer les symptômes du lendemain de veille. En effet, la nicotine diminue la vidange gastrique, ce qui facilite la métabolisation de l’alcool et diminue l’absorption de l’alcool restant par l’intestin grêle. Ainsi, les personnes qui fument et qui recherchent les effets intoxicants de l’alcool devront donc consommer de plus grandes quantités d’alcool.

4. Les conséquences et les remèdes

Le mal de tête

Il n’est pas toujours conseillé de consommer de l’acétaminophène (Tylenol) pour réduire la douleur du mal de tête. L’acétaminophène est bien toléré chez les buveurs occasionnels qui auraient trop bu lors d’une occasion particulière, mais elle est strictement contre-indiquée chez les personnes dépendantes à l’alcool (alcooliques), qui ont déjà des problèmes hépatiques. Selon la sensibilité de chacun, le mélange de l’alcool avec l’acide acétylsalicylique des analgésiques comme l’AAS (aspirine) ou l’ibuprofène (Advil, Motrin) n’est pas non plus recommandé.

Un bon remède : une saine hygiène de vie

Les seuls traitements sécuritaires contre la douleur associée au mal de bloc sont ceux d’une saine hygiène de vie. Pour le reste, seul le temps fera son œuvre. On recommande donc de:

  1. faire de l’exercice afin d’augmenter l’apport en oxygène aux cellules;
  2. se réhydrater en buvant beaucoup d’eau;
  3. manger quelque chose de simple.
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