L’alcool et le corps humain

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Pourquoi l’alcool modifie-t-il certains comportements?

Effet engourdissant
Au fur et à mesure que le taux d’alcool augmente dans le sang, les effets s’étendent aux centres moteurs et sensoriels du cerveau. Des troubles de motricité et de coordination apparaissent ; le temps de réaction augmente. Dans ce domaine, les résultats peuvent diminuer de légèrement à très fortement, selon la quantité absorbée. Pour une personne dont l’alcoolémie est de 80 mg par 100 ml de sang – seuil légal pour conduire un véhicule moteur au Canada – le temps de réaction est rallongé de 30 à 50 % par rapport à celui d’une personne qui n’a rien bu. Par exemple, l’individu qui conduit sous les effets de l’alcool aura de la difficulté à freiner rapidement si le véhicule devant lui s’arrête subitement.
Agressivité
Au fur et à mesure que le taux d’alcool augmente dans le sang, les effets s’étendent aux centres moteurs et sensoriels du cerveau. Des troubles de motricité et de coordination apparaissent ; le temps de réaction augmente. Dans ce domaine, les résultats peuvent diminuer de légèrement à très fortement, selon la quantité absorbée. Pour une personne dont l’alcoolémie est de 80 mg par 100 ml de sang – seuil légal pour conduire un véhicule moteur au Canada – le temps de réaction est rallongé de 30 à 50 % par rapport à celui d’une personne qui n’a rien bu. Par exemple, l’individu qui conduit sous les effets de l’alcool aura de la difficulté à freiner rapidement si le véhicule devant lui s’arrête subitement.
Vomissement
La partie du cerveau qui contrôle les vomissements est touchée en raison de l’alcool et de l’acétaldéhyde qui circulent dans le système sanguin.
Déshydratation
L’alcool affecte aussi la glande pituitaire du cerveau, entraînant une diminution de la sécrétion de l’hormone antidiurétique qui contrôle l’équilibre hydrique du corps. De façon plus précise, les reins ne réabsorbent plus suffisamment d’eau des urines et le corps élimine plus d’eau qu’il en absorbe. Une personne présente alors des symptômes de déshydratation, dont de la fatigue, des douleurs dans le dos et la nuque de même que des maux de tête.
Accoutumance
Les effets immédiats sur le cerveau sont souvent moins apparents chez ceux qui consomment régulièrement, puisqu’ils ont développé une forte tolérance à l’alcool. Cette accoutumance permet parfois de consommer une grande quantité d’alcool sans trop ressentir d’effets à court terme. Cette tolérance est à la fois métabolique – le foie transforme l’alcool plus rapidement et plus efficacement – et fonctionnelle – la personne apprend à compenser pour les déficits causés par l’alcool. Malgré cette tolérance, les effets dommageables de la consommation d’alcool apparaissent à long terme. En effet, les consommateurs dont le système s’est habitué aux effets immédiats de l’alcool sont ceux qui consomment généralement de façon abusive.

Pourquoi l’alcool a-t-il aussi des effets sur d’autres organes vitaux?

Cœur et système sanguin
Aussi peu qu’une ou deux consommations peuvent avoir un effet sur le rythme cardiaque, la pression artérielle, la circulation sanguine et les contractions du muscle cardiaque, incluant sa capacité à pomper le sang. Quoique ces réactions ne soient généralement pas considérées comme significatives d’un point de vue clinique, elles peuvent toutefois avoir des répercussions négatives chez des personnes aux prises avec des troubles cardiovasculaires. En ce qui concerne la circulation sanguine, l’alcool entraîne une dilatation des vaisseaux sanguins sous la peau, ce qui produit une augmentation de celle-ci. C’est pour cela que certains gros buveurs ont le visage rouge. La dilatation des vaisseaux sanguins entraîne une perte de chaleur et une diminution de la température du corps. Contrairement à la croyance populaire, il est donc dangereux de boire de l’alcool pour se réchauffer lorsqu’on est exposé à de basses températures.
Intestin
Dès qu’une petite quantité d’alcool est consommée, l’intestin sécrète de l’acide. Au fur et à mesure que le l’alcoolémie augmente, la sécrétion de pepsine – une hormone digestive – est réduite, ce qui entraîne une irritation des parois de l’intestin et éventuellement de la diarrhée.
Pancréas
Le pancréas produit l’insuline nécessaire pour contrôler le niveau de sucre dans le sang. La consommation d’alcool cause une augmentation subite du taux de sucre dans le sang, et le pancréas répond à cette hausse en augmentant sa production d’insuline. Il en résulte une chute rapide du taux de sucre et, dès lors, apparaissent des symptômes d’hypoglycémie : étourdissements, maux de tête, troubles de concentration, dépression, anxiété, tremblements, sueurs froides, palpitations cardiaques, manque de coordination et maux de ventre.
1Éduc’alcool, Alcool et santé : Les effets de la consommation modérée et régulière d’alcool, 2005.
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