Guide sur l’alcool et le sommeil

Voir la publication

L’alcool est un « faux ami » du sommeil.

À première vue, prendre un verre ou même en prendre plusieurs semble être bénéfique pour le sommeil. Or, si l’alcool aide habituellement à s’endormir et à ne pas se réveiller durant les premières heures, il bouleverse le restant de la nuit, qui est alors caractérisé par un sommeil plus fragmenté, des éveils nocturnes et parfois un réveil matinal précoce avec incapacité de se rendormir. L’alcool est donc un « faux ami » du sommeil. Telle est la principale conclusion de la toute dernière publication de la collection Alcool et santé d’Éduc’alcool, consacrée aux conséquences de la consommation d’alcool sur le sommeil.

Nous connaissons tous la chanson « le bon vin m’endort… », mais si beaucoup de buveurs ont l’impression que l’alcool facilite le sommeil, il est clair que, même si l’alcool est un sédatif, il dérègle le cycle du sommeil, exacerbe certains troubles du sommeil et provoque des répercussions sur les périodes d’éveil.

L’alcool n’est pas un remède contre l’insomnie

Lorsque les personnes consomment de l’alcool avant de dormir, une faible dose a généralement peu ou pas d’effets sur les différentes phases du sommeil tandis qu’une dose élevée a des effets plus prononcés sur l’ensemble du sommeil.

Il reste que l’alcool est un piètre substitut au somnifère en particulier pour les personnes qui sont vulnérables à divers troubles du sommeil. Celles-ci ont tout intérêt à consommer avec modération, voire à s’abstenir de consommer de l’alcool avant de se coucher.

La consommation d’alcool peut exacerber certains troubles du sommeil, notamment l’insomnie, l’apnée du sommeil et les ronflements. Or, 4 % des Québécois et 10 % des gens qui souffrent d’insomnie ont recours à l’alcool pour soulager des problèmes de sommeil. Malheureusement, même sur une base ponctuelle, c’est une bien mauvaise idée.

Vigilance et fonctionnement le lendemain

La journée suivant un épisode de consommation excessive, la capacité des buveurs à accomplir des tâches d’attention partagée est affectée en raison des effets perturbateurs de l’abus d’alcool sur le cycle du sommeil. La consommation excessive d’alcool affecte indirectement la vigilance ou le fonctionnement le jour suivant; et bien que ces réductions soient dans l’ensemble mineures, elles peuvent avoir un effet significatif lorsque les tâches à accomplir sont complexes ou dangereuses. Ainsi le lendemain d’une cuite, une des principales raisons au fait que les gens se sentent mal est le manque de sommeil. Il n’y a pas de bon sommeil après une cuite.

Comme c’est souvent le cas lorsqu’il est question d’alcool, la nouvelle publication d’Éduc’alcool sur les effets de l’alcool sur le sommeil rappelle que c’est la dose qui fait le poison et que, quel que soit le sujet que l’on aborde et l’angle sous lequel il est abordé, la modération a bien meilleur goût.

Contenu et disponibilité de la publication

Cette nouvelle monographie d’Éduc’alcool vise à démystifier le phénomène de l’effet de l’alcool sur le sommeil et à départager les mythes des réalités qui entourent cette autre conséquence négative de la consommation excessive d’alcool.

Elle fait le point sur la relation entre la consommation d’alcool et le sommeil, explique quelles sont les différentes phases du sommeil, puis pourquoi l’alcool est un « faux ami » du sommeil. Elle expose enfin la relation entre la consommation d’alcool et certains troubles du sommeil.

Voir la publication