Quand les mots sont parfois mal compris.

Éduc’alcool a lancé le 9 janvier dernier sa campagne publicitaire pour contrer la consommation excessive d’alcool et promouvoir les niveaux de consommation à faible risque.

Nous avons eu beaucoup d’échos sur cette campagne et nous en avons mesuré scientifiquement et rigoureusement les effets.

Une très grande majorité de Québécois a compris et apprécié cette campagne et beaucoup ont réfléchi sur leur consommation d’alcool. Éduc’alcool n’est toutefois pas sourd aux préoccupations exprimées par certains, même si elles ne sont le fait que d’une petite minorité qui a interprété qu’il fallait boire jusqu’aux niveaux recommandés.

Ce n’est évidemment pas du tout ce que nous disions puisque notre message était le suivant : Les études scientifiques sont claires : les femmes devraient limiter leur consommation d’alcool à 2 verres par jour et à 10 par semaine. Les hommes : à 3 verres par jour et à 15 par semaine. Or une limite, c’est ce qu’il ne faut pas dépasser, pas un objectif à atteindre absolument.

Quoique notre texte ait été limpide, nos recherches ont démontré que certaines personnes comprenaient que les femmes devaient boire 2 verres par jour et 10 par semaine et les hommes, 3 verres par jour et 15 par semaine.

C’est pourquoi nous avons modifié le message qui dit désormais : Vous êtes une femme et vous buvez 2 verres d’alcool ou moins par jour. Vous êtes un homme et en buvez 3 ou moins. N’augmentez pas. Mais si vous buvez plus, réduisez votre consommation.

En livrant exactement le même message mais d’une manière différente, nous espérons réduire les fausses interprétations. Et il va sans dire que nous évaluerons encore et toujours les effets de nos campagnes pour aider les Québécois à prendre des décisions éclairées en matière de consommation d’alcool.

Hubert Sacy
Directeur général