Les Québécois et l’alcool
Cet article présente un sommaire des résultats de l’étude menée en 2007 parmi la population québécoise.
Voir la publication complète
Consommation
- En excluant les « autres boissons » (cidres, coolers, porto, etc.), une nouvelle catégorie introduite en 2007, au moins huit Québécois âgés de 15 ans et plus sur dix (82 %) consomment de l’alcool : 25 % en consomment plus d’une fois par semaine, 21 %, une fois par semaine et 36 %, à l’occasion; 18 % n’en consomment jamais.
- En tenant compte de cette nouvelle catégorie, la proportion des consommateurs de boissons alcooliques demeure sensiblement la même (83 %) et se répartit comme suit : 26 % en consomment plus d’une fois par semaine, 21 %, une fois par semaine et 36 %, à l’occasion; 17 % n’en consomment jamais.
- Le taux de consommateurs selon les catégories de boissons se présente de la manière suivante : vin : 73 %; bière : 64 %; boissons fortes (spiritueux) : 48 % et les autres boissons : 39 %.
- Comme observé en 2002, le vin est encore la boisson qui est consommée le plus régulièrement contrairement aux années 1990 où c’était la bière qui détenait ce titre. De nos jours, plus du tiers des francophones de 18 ans et plus (35 %) consomment du vin une fois ou plus par semaine, une hausse considérable depuis 1991 (13 %).
- En moyenne, les Québécois consomment 4,1 verres d’alcool par semaine.
- Au cours des douze derniers mois, la moitié des Québécois (50 %) ont bu au moins une fois cinq consommations ou plus en une même occasion tandis que le quart (25 %) en ont bu huit ou plus.
- Au cours de la dernière année, les endroits où l’on a consommé le plus fréquemment sont la maison (60 %) et chez des amis ou des membres de la famille (17 %).
- Les principales circonstances menant à la consommation d’alcool sont la célébration d’un événement heureux (94 %), à l’occasion d’un repas au restaurant (78 %) ou d’un repas à la maison (77 %).
- Au cours des douze derniers mois, moins d’un consommateur sur dix (8 %) a senti que sa consommation d’alcool nuisait à sa santé physique.
- Près de la moitié (45 %) de l’ensemble des Québécois estiment que la consommation d’alcool au Québec est stable, alors que 39 % pensent qu’elle augmente; seulement 6 % la croient en baisse.
Opinions et attitudes
- Environ sept répondants sur dix (69 %) pensent que les Québécois sont plus sensibilisés qu’il y a cinq ans à une consommation modérée et équilibrée d’alcool. Notons qu’ils étaient 76 % il y a cinq ans à partager cette perception. Précisons qu’ils attribuent cette plus grande sensibilisation aux médias et à la publicité sur la modération (58 %).
- Comme par le passé, neuf Québécois sur dix sont d’accord avec la consommation d’alcool lors d’une soirée entre amis (91 %), pour souligner un événement heureux (90 %) ou lors d’un souper à la maison (87 %). Cependant, la consommation d’alcool pour se désinhiber en public (21 %) ou pour oublier ses problèmes (9 %) obtient l’accord d’une faible proportion de répondants.
- Les opinions suivantes : « une cigarette est plus nocive qu’un verre d’alcool » (72 %), « l’alcool est une drogue » (67 %) et « pris modérément, l’alcool est bon pour la santé » (66 %) récoltent l’accord d’environ sept Québécois sur dix.
- Seulement 41 % des Québécois savent qu’un verre normal de bière, de vin ou de spiritueux contient le même taux d’alcool comparativement à 53 % en 2002.
- Les Québécois considèrent qu’une consommation modérée d’alcool équivaut en moyenne à 2,5 consommations au cours d’une même occasion.
- La majorité des Québécois (52 %) estiment que la consommation occasionnelle d’alcool par une femme enceinte comporte peu (40 %) ou pas (12 %) de risques pour la santé du fœtus.
- En matière de consommation d’alcool, la responsabilité d’éduquer et d’informer les enfants revient principalement aux parents, selon 92 % des personnes sondées.
- Selon les Québécois, les principaux problèmes reliés à la consommation abusive d’alcool sont les problèmes de santé (28 %), l’alcoolisme et la dépendance (22 %), les relations familiales (22 %), les accidents de la route (16 %), les problèmes financiers (16 %) ainsi que les relations amicales et sociales (16 %).
L’alcool et la conduite automobile
La population québécoise considère comme criminel le fait de conduire après avoir abusé de l’alcool (76 %) et non celui de conduire après avoir pris un verre (21 %).
- Environ six Québécois sur dix (61 %) estiment que la loi actuelle limitant à 80 mg/100 ml (.08 g/l) le taux d’alcoolémie dans le sang pour conduire une automobile est juste assez sévère. Cependant, la moitié (51 %) des répondants se disent favorables à ce qu’on baisse cette limite légale à 0 mg tandis que 48 % s’y opposent.
- En moyenne, les Québécois estiment à 2,4 le nombre de verres d’alcool à partir duquel il est criminel de conduire un véhicule automobile.
- Parmi les conducteurs de véhicules automobiles sondés (85 %), la moitié (47 %) affirment qu’il leur est arrivé de conduire un véhicule automobile après avoir pris de l’alcool à l’intérieur de la limite permise par la loi. Mentionnons que près d’un conducteur sur dix (7 %) admet avoir conduit quand sa consommation dépassait cette limite.
La publicité sur la modération
Près de neuf Québécois sur dix (85 %) connaissent le slogan « La modération a bien meilleur goût »; chez les adultes francophones la proportion atteint 94 %. Spontanément, 13 % des Québécois associent le slogan à Éduc’alcool et 25 % à la SAQ.
- Près de la moitié des Québécois (48 %) pensent que le slogan « La modération a bien meilleur goût » contribue à ce que les gens, lorsqu’ils consomment de l’alcool, le fassent avec équilibre et modération.
- On observe une nette progression de la proportion des gens qui affirment avoir déjà entendu parler d’Éduc’alcool; cette progression est passée de 60 % à 75 % en cinq ans.
- Plus de huit Québécois sur dix (82 %) considèrent Éduc’alcool comme un organisme très ou assez crédible, un progrès de 8 points par rapport à 2002. Cette proportion s’élève à 84 % chez les consommateurs d’alcool et à 98 % chez les adolescents.
- Selon les répondants, les principaux motifs de l’industrie pour investir dans des campagnes publicitaires sur la modération sont : les accidents de la route (24 %), éduquer les gens et prévenir les abus (21 %) et la conscience sociale (11 %).
- Dans le cadre d’une campagne d’éducation populaire sur l’alcool, les Québécois s’intéressent particulièrement à des sujets tels que l’éducation des enfants en matière de consommation d’alcool (73 %), l’alcool et la santé (71 %) et la quantité d’alcool que l’on peut boire sans courir de risques pour sa santé (68 %).
Voir la publication complète