Abus d’alcool au volant

LES MESURES EFFICACES D’ABORD. LE DÉBAT SUR CELLES DONT L’EFFET EST, AU MIEUX, MARGINAL, APRÈS.

Il y a deux ans environ, en novembre 2007, Éduc’alcool faisait parvenir un mémoire à la Commission des Transports et de l’Environnement de l’Assemblée nationale du Québec dans lequel il faisait valoir sa position relativement aux amendements au code de sécurité routière proposés par la ministre des Transports dans la foulée du premier rapport de la Table québécoise sur la sécurité routière.

Le texte intégral de ce mémoire figure en annexe à cette mise à jour de notre prise de position. Nous parlons de mise à jour car non seulement la situation n’a-t-elle pas changé depuis deux ans, mais, plus encore, les plus récentes recensions d’écrits scientifiques ne font que renforcer notre conviction de l’importance et de l’urgence de mettre en oeuvre tous les éléments que nous avancions alors. Ces éléments sont intégralement reproduits car ils demeurent plus que jamais pertinents et actuels.

Rappelons qu’en novembre 2007, la position d’Éduc’alcool se résumait ainsi :
À la lumière des recherches scientifiques évoquées dans son mémoire et pour tous les motifs qui y sont exposés, Éduc’alcool recommande à la Commission des transports et de l’environnement de prendre d’abord les mesures qui permettent de lutter le plus efficacement contre l’abus d’alcool au volant et notamment :

1.- Parce que la certitude de la sanction et la probabilité objective de l’arrestation sont les mesures les plus efficaces pour influencer les conducteurs les plus susceptibles de conduire avec de haut taux d’alcoolémie, il faut d’abord et avant tout simplifier les procédures policières et appliquer les lois dans toute leur rigueur, particulièrement aux heures et aux endroits les plus à risque.

2.- Parce que beaucoup de conducteurs avec les facultés affaiblies fréquentent les bars et établissements publics qui servent de l’alcool, il faut rendre obligatoires des cours certifiés pour les serveurs des établissements licenciés afin de les renseigner sur leurs responsabilités sociales, culturelles, réglementaires et légales.

3.- Parce que l’on ne peut isoler la question de l’alcool sur les routes de la relation globale de notre société à l’alcool, et parce que les résultats obtenus jusqu’ici sont éloquents, il faut poursuivre sur la voie de la responsabilisation de la très grande majorité de nos concitoyens dans leur relation à l’alcool, qu’ils prennent ou non le volant.

Par la suite, une fois toutes ces mesures implantées, une fois que le gouvernement aura mis en oeuvre les mesures qui sont les plus efficaces pour améliorer la situation, alors sans doute le temps sera-t-il venu d’évaluer la possibilité de modifier le code de sécurité routière pour abaisser le seuil légal d’alcool pour conduire. Il conviendra alors d’analyser l’effet de cette mesure dans le contexte qui prévaudra à ce moment-là.

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