Abus d’alcool et criminalité

Bien faire la part des choses

À l’invitation de la Table ronde sur la prévention de la criminalité, mise sur pied par le ministère de la Sécurité publique, Éduc’alcool a soumis un mémoire sur le sujet, recommandant au gouvernement de bien faire la part des choses en ce domaine.

Éduc’alcool rappelle que l’écrasante majorité des consommateurs d’alcool n’est pas et ne sera jamais impliquée ni dans la criminalité ni dans la délinquance.

Il souligne que la majorité des adultes ayant commis un acte criminel avaient abusé de l’alcool et qu’entre le tiers et la moitié d’entre eux avait un problème de dépendance.

Il note qu’il est impossible de dégager de relation de causalité entre la consommation d’alcool et la criminalité, mais qu’il existe une association entre l’abus d’alcool et l’acte criminel. Comme l’alcool en soi ne possède pas de propriété criminogène universelle, pour bien comprendre le phénomène, il faut faire appel à des explications d’ordre personnel et situationnel.

Pour bien cerner la notion alcool-crime, il faut connaître les criminels réels et potentiels, poursuivre les recherches et les programmes de prévention en ce sens pour agir avec discernement, car la clé du succès de l’intervention réside dans sa précision et sa pertinence. Il est indispensable de faire la part des choses.

Aussi, Éduc’alcool estime qu’il convient pour l’État :

  • de soutenir et d’intensifier les recherches qui visent à identifier les personnes à risque
  • de mettre en œuvre des programmes de prévention secondaires pour ces personnes
  • de renforcer considérablement les programmes de prévention dite tertiaire qui s’adressent aux personnes condamnées pour des infractions dans lesquelles l’alcool est mis en cause.

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