Consultation de la RACJ – refonte des lois sur l’alcool

Des mesures concrètes, pratiques et responsables

La Régie des alcools, des courses et des jeux a mené une consultation sur des changements possibles aux lois sur l’alcool au Québec. Éduc’alcool a apporté à la Régie ses réponses à des questions très précises.

Les épiceries livrent bien de la bière et la SAQ livre bien des vins et spiritueux à domicile. On peut donc envisager que les restaurants qui livrent de la nourriture puissent aussi livrer de l’alcool. Mais il importera que cette mesure soit accompagnée d’un processus de vérification de l’âge des personnes à qui l’alcool est livré.

Les personnes qui ne terminent pas une bouteille de vin dans un restaurant peuvent être autorisées à la ramener chez elles. Cette mesure incitera les clients à consommer avec modération et leur évitera de se sentir obligés de « finir la bouteille » qu’ils ont déjà payée même s’ils estiment avoir suffisamment bu.

On peut facilement envisager que des clients puissent apporter des produits alcoolisés qui accompagnent un repas : vin et bière dans la mesure où ils apportent des bouteilles scellées et non déjà entamées.

Il faut être extrêmement prudent dans l’assouplissement de la réglementation pour autoriser les établissements licenciés à servir de l’alcool dès six heures du matin. Cette mesure proposée, si elle était en vigueur, va davantage servir aux alcooliques qui ont des symptômes de sevrage le matin. Le seul changement acceptable serait d’autoriser le service de l’alcool qui accompagne de manière courante les petits-déjeuners. Cela veut dire les seuls mimosas.

Les parents sont responsables de l’éducation de leurs enfants. Et ils ne sont pas moins responsables à partir de 18 h ou de 20 h. On peut donc autoriser les mineurs accompagnés de leurs parents à se trouver sur les lieux de consommation d’alcool (terrasses, etc.) jusqu’à 20 h.

On peut autoriser les restaurateurs à mélanger d’avance les mix (sangria) ou à remplir les carafons d’avance dans les restaurants, mais c’est sous l’angle du contrôle de la contrebande que la question se pose. S’il faut choisir entre les Hells et un léger retard dans le service, la balance des inconvénients penche nettement en faveur du contrôle. Toutefois, si cela ne pose pas de problème de contrôle, la mesure est acceptable.

Les serveurs des restaurants ainsi que les barmen doivent suivre le cours Action Service pour avoir le droit de pratiquer leur métier. Il est impensable qu’au Québec il faille avoir un permis pour couper des cheveux, mais pas pour servir de l’alcool. Il est essentiel que les serveurs et les barmen suivent le cours Action Service. Il doit être obligatoire.

En savoir plus sur la publication et mémoire