L’abus d’alcool coûte 4 milliards par an aux entreprises québécoises

Et l’état ne fait rien !

On a plus ou moins bien évalué les coûts globaux de l’abus d’alcool au Québec et dans le monde et, très souvent dans le débat public, on se contente d’évoquer les coûts de santé, les accidents de la route et les coûts sociaux. On met toutefois très peu l’accent sur les coûts économiques et financiers, dont une partie importante est assumée par les entreprises.

Aussi, de manière générale, lorsque les décideurs portent leur attention sur les conséquences de la consommation d’alcool, ils s’attardent habituellement à ses impacts sur la santé et s’en préoccupent fort peu.

Toutefois, ils ne s’attardent pas beaucoup aux conséquences de la consommation d’alcool sur le marché du travail et sur la productivité des entreprises. Pourtant, les analyses économiques réalisées ici comme ailleurs sont sans équivoque : l’abus d’alcool a indiscutablement un impact négatif sur l’économie et sur l’entreprise. Au Québec, son coût est évalué à plus de 4 milliards de dollars chaque année. Et encore, ce coût est largement sous-estimé.

Le gouvernement du Québec et l’Assemblée nationale ne peuvent pas continuer à ignorer le phénomène, à négliger complétement cette dimension qui touche directement notre économie et nuit à la profitabilité de nos entreprises.

Aussi, L’État doit absolument

  • Reconnaître que l’alcool n’est pas un produit comme un autre et que sa vente comme sa consommation doivent être contrôlées et encadrées
  • Tenir pleinement compte des enjeux de santé publique lorsqu’il est question d’alcool et cesser de considérer celui-ci comme une simple marchandise soumise aux lois de l’offre et de la demande
  • Cesser de ne voir la SAQ que comme une machine à faire de l’argent
  • Soutenir et développer des politiques de prévention et de contrôle dans le domaine de l’alcool et ajuster son discours public en ce sens
  • Mettre fin au double langage qui consiste à préconiser des hausses des prix de l’alcool quand il est question de santé et à les baisser dans les faits
  • Fonder ses politiques dans le domaine de l’alcool sur des données probantes et sur la recherche scientifique et non sur des bases idéologiques

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