Tests d’haleine aléatoires pour les conducteurs

Pour augmenter la perception que l’on va se faire arrêter si l’on conduit en état d’ébriété

En décembre 2010, le gouvernement du Québec a formulé une demande auprès du gouvernement fédéral afin de permettre l’utilisation des tests d’haleine aléatoires (THA). Les THA sont une mesure de dépistage automatique qui permet de demander à tous les conducteurs, ou à certains d’entre eux, de se soumettre à un test effectué de manière aléatoire, à la demande de la police, sans que celle-ci ait de raison de soupçonner la présence d’alcool dans leur organisme.

Cette mesure diffère des tests d’haleine sélectifs (THS) auxquels les Canadiens sont habitués et qui, eux, ne permettent aux policiers de demander un test d’haleine qu’aux seuls conducteurs qu’ils soupçonnent d’avoir une concentration d’alcool dans le sang supérieure à la limite légale.

Selon le Conseil canadien des administrateurs en transport motorisé, les THA sont l’une des meilleures pratiques permettant de réduire de façon significative le nombre de victimes de la route.

Toutefois, des défenseurs des droits et libertés l’ont critiquée, notamment le Barreau du Québec qui s’y est opposé, soutenant que « le dépistage au moyen de tests aléatoires constituerait une atteinte inacceptable aux droits individuels sans la présence de soupçons ou de motifs raisonnables de la part des agents de la paix ».

Aussi, la nature particulière des THA conduit Éduc’alcool à faire une analyse approfondie de cette mesure de dépistage automatique. Divers arguments ont été invoqués en faveur ou contre les tests d’haleine aléatoires, mais parce qu’ils contribuent à augmenter la perception que l’on va se faire arrêter si on viole la loi, Éduc’alcool se dit en faveur des tests d’haleine aléatoires.

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