Boire, conduire, choisir

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Règle numéro 3 : Et que dit la loi ?

La loi est claire : la limite légale de consommation, soit la limite d’alcool permise dans le sang, varie en fonction du type de permis de conduire.

Limite légale de consommation d’alcool au volant
permis d’apprenti-conducteur : zéro (0)
permis probatoire : zéro (0)
permis de conduire, conducteur de moins de 22 ans : zéro (0)
permis de conduire : « point zéro huit » (.08)

Tester votre connaissance de la loi.

Vrai ou faux ? Toute personne qui conduit un véhicule moteur en état d'ébriété voit son permis suspendu sur-le-champ, si elle est récidiviste.

FAUX. Toute personne qui conduit un véhicule moteur en état d’ébriété voit son permis suspendu sur-le-champ pour une période de 90 jours, peu importe si elle est récidiviste ou pas.

Vrai ou faux ? À sa première condamnation, toute personne doit payer une amende élevée, mais elle garde son permis de conduire.

FAUX. Dès sa première condamnation, toute personne doit payer une amende élevée et son permis de conduire est automatiquement révoqué pour un an.

De plus, cette personne doit se soumettre, dans un centre spécialisé, à une évaluation sommaire obligatoire de son comportement de conducteur, qui vise à déterminer si ses habitudes de consommation compromettent la conduite sécuritaire d’un véhicule. Si cette évaluation est défavorable, la personne doit subir une évaluation complète.

Vrai ou faux ? Un titulaire de permis d’apprenti conducteur, de permis probatoire ou un titulaire de moins de 22 ans, peu importe la classe et le type de permis, pris avec la moindre quantité d’alcool dans le sang voit son permis suspendu pour 90 jours.

VRAI. Dès sa première condamnation, toute personne doit payer une amende élevée et son permis de conduire est automatiquement révoqué pour un an.

  • De plus, 4 points d’inaptitude sont inscrits à son dossier.
  • Il est condamné à verser une somme variant de 438 $ à 865 $ composée de l’amende, des frais et de la contribution.
  • S’il est coupable de conduite avec facultés affaiblies, il est traité comme tous les autres conducteurs et son permis de conduire est automatiquement révoqué pour un an.
Vrai ou faux ? La limite légale s'applique à tous les conducteurs, mais il y a tout de même quelques exceptions.

FAUX. Peu importe leur raison de boire. Un policier n’accorde jamais de sursis, même lorsqu’on croit avoir une bonne raison de fêter, par exemple, un anniversaire, une promotion, un nouvel emploi ou un mariage.

Conclusion : Partout et toujours, évitez de boire si vous avez un permis d’apprenti conducteur ou un permis probatoire ou si vous êtes un conducteur de moins de 22 ans, peu importe la classe et le type de permis. Et si vous détenez un permis de conduire et avez plus de 21 ans, il est préférable que vous ne buviez pas ou, si vous le faîtes, que vous buviez modérément.

Êtes-vous en état de conduire ?

Comment reconnaît-on une personne qui a dépassé ses limites ?

Il est assez facile de repérer une personne qui a trop bu. Certains signes sont révélateurs dans son allure physique :

  • Ses yeux sont irrités et injectés de sang.
  • Sa respiration est rapide.
  • Sa transpiration peut être abondante.

De plus, l’attitude d’une personne qui est sous l’effet de l’alcool change :

  • Elle se met à parler plus vite et plus fort.
  • Elle éprouve des difficultés d’élocution.
  • Elle a du mal à se tenir debout et à marcher en ligne droite.
  • Elle titube ou trébuche facilement.
  • Elle a des gestes plus lents.
  • Elle semble distraite.
  • Elle répond lentement aux questions.
  • Elle a tendance à s’endormir.

L’alcool peut également modifier le comportement d’une personne, en la rendant triste, agressive ou bruyante. Il peut aussi provoquer un fou rire incontrôlable, qui n’a rien à voir avec la joie de vivre.

Que faire ?
Au besoin, on doit aider une personne qui a dépassé ses limites :

  • en l’empêchant de conduire une voiture ;
  • en lui offrant de la raccompagner ;
  • ou en lui proposant une autre solution sécuritaire.

Comment une personne qui a dépassé ses limites se comporte-t-elle au volant ?

Quiconque dépasse le taux d’alcool légal éprouve progressivement des troubles de perception, de motricité et de concentration, qui restreignent sa capacité à bien conduire.

Une personne intoxiquée présente une diminution de sa vision panoramique, de sa perception auditive et de sa capacité à évaluer les distances. Ses réflexes diminuent et elle peut avoir du mal à réagir correctement à un obstacle.

Après quelques verres, une personne voit ses facultés s’affaiblir et sa personnalité changer. Sans s’en rendre compte, elle a tendance à sous-estimer les risques.

Pourtant, tous savent que conduire un véhicule automobile exige beaucoup d’attention. Afin de ne pas représenter un danger au volant, il faut prendre la route en pleine possession de ses moyens. Avoir un bon jugement, des réflexes rapides, la capacité de prévoir les événements et une parfaite coordination sont indispensables à une conduite efficace et responsable.

Que faire ?
Si vous avez trop bu, confiez vos clés – et votre vie – à une personne qui est en état de conduire. Une attitude irréfléchie pourrait entraîner la mort, la vôtre ou celle de vos proches. Un accident est si vite arrivé.

Comment un conducteur automobile responsable réagit-il ?

Un conducteur responsable sait qu’une personne qui a trop bu ne doit jamais conduire une voiture, même si elle a l’impression d’être en pleine possession de ses moyens.

Le conducteur responsable sait que l’autoévaluation faite par quelqu’un qui a pris un verre de trop n’est pas objective. En effet, tout conducteur peut représenter un danger pour lui-même et pour autrui, même si parfois sa consommation est en deçà de la limite légale.

Que faire ?
Les amis, les collègues, les parents ou les compagnons d’un conducteur ivre doivent le mettre en garde et lui proposer un moyen de transport sécuritaire. Chacun de nous a une responsabilité sociale et morale en ce qui concerne la conduite avec facultés affaiblies.

L’alcool au volant, c’est l’affaire de tous.

Comment fêter de façon responsable ?

Il existe plusieurs solutions. Par exemple, lorsqu’on est invité à une soirée, on peut désigner parmi ses amis et son conjoint un conducteur qui s’engagera à ne pas consommer d’alcool. En choisissant les conducteurs désignés en alternance au cours de l’année, chacun aura tôt ou tard l’occasion de fêter à son goût.

Une autre solution consiste à partager un taxi ou à utiliser les transports en commun, façons très abordables de réduire les risques.

Durant la période des fêtes, on peut appeler l’Opération Nez rouge, organisme bénévole qui raccompagne en voiture les gens qui ont trop consommé, sans porter de jugement.

Quant aux organisateurs d’une fête, ils doivent collaborer. Ils doivent prévoir servir des boissons non alcoolisées, des jus, des eaux pétillantes ou des punchs aux fruits, afin d’étancher la soif de tous. En fin de soirée, ils doivent cesser de servir des boissons alcoolisées au moins une heure avant le départ des invités. Ils encouragent leurs amis à se reposer et à cesser toute consommation d’alcool en prévision du retour à la maison.

Que faire ?
Lorsqu’un invité montre des signes évidents d’ivresse, tout le monde doit se sentir concerné. N’hésitez pas à intervenir et à l’empêcher de conduire une voiture. Vous pouvez lui offrir l’hospitalité ou l’aider à trouver un endroit situé à proximité pour se reposer. S’il insiste pour rentrer, faites-le raccompagner.

L’alcool réserve souvent de drôles de surprises. Inutile de les vivre au volant.

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