Québec, le 21 août 2019 – Les résidents de la Capitale-Nationale sont parmi les Québécois qui mélangent le moins alcool et cannabis. Ils sont cependant plus nombreux que la moyenne à boire de façon excessive soit cinq verres ou plus en une même occasion et ils consomment également plus fréquemment.

Voilà quelques-uns des faits saillants qui ressortent de la section Capitale-Nationale de la plus vaste enquête jamais faite sur la relation de chacune des régions du Québec avec l’alcool menée par CROP tous les deux ans pour le compte d’Éduc’alcool.

Citation

« Il est rassurant de voir que les résidents de la région mélangent moins alcool et cannabis qu’ailleurs au Québec, car ce mélange est totalement déconseillé. Leur consommation excessive est cependant inquiétante, surtout si l’on considère qu’ils trônaient au sommet du palmarès de la modération en 2015. Nous continuerons notre travail de sensibilisation dans la région afin de réduire les épisodes de surconsommation. »

– Hubert Sacy, directeur général d’Éduc’alcool 

Les résultats de sondage en bref

  • Les habitudes de consommation : Les résidents de la Capitale-Nationale consomment plus fréquemment que la moyenne des Québécois.
    • Ils boivent en effet 2,2 fois par semaine (c. 1,9 au Québec) ;
    • 87 % des habitants de la région ont affirmé avoir bu de l’alcool au cours des 12 derniers mois, comparativement à 85% pour la moyenne québécoise ;
    • 58 % des résidents de la région affirment consommer des boissons alcoolisées une fois par semaine ou plus, ce qui est légèrement plus élevé que la moyenne québécoise (56 %).
  • La consommation excessive : Les résidents de la Capitale-Nationale sont plus nombreux à consommer de façon excessive.
    • 37 % affirment avoir dépassé les limites recommandées une fois par mois ou plus souvent au cours de la dernière année (c. 34 % au Québec) ;
    • 60 % avouent avoir consommé de façon excessive au cours des 12 derniers mois (c. 55 % au Québec) ;
    • Les habitants de la région sont moins nombreux que la moyenne à considérer que leur consommation a un impact sur leur vie sociale (3 % c. 6 %).
  • La conduite et l’alcool: Les habitants de la Capitale-Nationale sont plus nombreux à prendre le volant après avoir consommé de l’alcool à l’intérieur de la limite permise.
    • 59 % affirment avoir eu ce comportement au cours de la dernière année, ce qui est largement supérieur à la moyenne québécoise qui se situe à 51 % ;
    • Ils sont toutefois 8 % à avouer avoir conduit un véhicule après avoir consommé de l’alcool au-delà des limites permises ce qui est identique à la moyenne québécoise ;
    • Ils sont légèrement moins nombreux à avoir vu un barrage policier en matière d’alcool au volant (25 % c. 26 % au Québec) ou à avoir traversé un tel barrage (19 % c. 21 % au Québec).
  • Les perceptions quant à l’alcool et la conduite : Ils sont plus nombreux à considérer que la limite d’alcool pour conduire est juste assez sévère.
    • 70 % des résidents de la région ont en effet cette perception (c. 62 % au Québec) ;
    • 12 % des résidents de la Capitale-Nationale croient qu’il est criminel de conduire après avoir consommé un seul verre, ce qui est moins élevé que la moyenne des Québécois (17 %) ;
    • Les habitants de la Capitale-Nationale sont légèrement plus nombreux à croire qu’il est improbable de se faire intercepter dans un barrage policier en matière d’alcool (53 % c. 51 % au Québec).
  • L’alcool et le cannabis : Les résidents de la Capitale-Nationale mélangent moins alcool et cannabis que la moyenne des Québécois.
    • 16 % consomment du cannabis (c. 18 % au Québec) ;
    • 14 % d’entre eux (donc 2,2 % de la population totale de la région) mélangent alcool et cannabis, ce qui se situe sous la moyenne québécoise (24 %).
  • Éduc’alcool dans la région : Ce qui n’est rien pour déplaire à l’organisme, son slogan est bien connu dans la région.
    • 93 % des résidents connaissent le slogan de l’organisme, La modération a bien meilleur goût, ce qui est plus élevé que la moyenne québécoise qui se situe déjà à 90 %.
    • La crédibilité d’Éduc’alcool dans la région de la Capitale-Nationale est presque identique à la moyenne québécoise (91 % c. 92 %).

Cette enquête se distingue sous plusieurs aspects :

  • Il s’agit de la première enquête révélant les pourcentages de consommateurs qui fument du cannabis en même temps qu’ils boivent de l’alcool. C’est une donnée tout à fait nouvelle.
  • C’est le plus vaste échantillon jamais établi dans un sondage de la sorte avec 6 732 entrevues, dont un minimum de 350 répondants par région, réduisant ainsi considérablement la marge d’erreur régionale. Il s’agit donc d’un sondage fiable, d’une précision inégalée.
  • Un changement de méthodologie effectué dans cette nouvelle mouture du sondage ne permet pas de comparer ces résultats avec ceux des années précédentes. En effet, alors que les enquêtes de 2015 et de 2017 étaient réalisées au téléphone, en 2019, les deux-tiers (4 592) l’ont été sur le web et un tiers (2 140) par téléphone. La barrière du jugement perceptuel étant levée sur le Web, on peut observer dans toutes les régions du Québec une hausse des pourcentages des réponses en lien avec les niveaux de consommation. Malgré ce changement, la comparaison entre les régions est parfaitement fiable sur une même année et les rangs par rapport à la moyenne québécoise à travers les années sont parfaitement valides.

Source : Éduc’alcool

Information et entrevue:
Élizabeth Hallée-Lamarche
[email protected]
418 812-7902